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Le garage en question !

Salut les gratteux, alors la bonne recette pour une TELECASTER verte à la sauce ROSSI....

Toutes les recettes sont possibles avec à la base du matos neuf made in US pour les friqués (mais là c’est dommage vu le prix d’l’engin et le respect qu’on lui doit), du mexicanos pour la couche jeune cadre qui démarre, de l'asiatique pour les prolos !!!
Du matos d'occase, ben là, c'est d'la bonne ou c'est d'la bonne pour celui qui te l'a refourgué !!! et il vaut mieux l’essayer avant d’entamer les travaux pour le contrôle de la justesse de l’instrument, donc attention aux achats sur internet. Tu peux avoir du matos très usé, mais ce qui se fait de plus usé est plutôt dans le modèle Stratocaster à la façon Rory Gallagher ou SRV mais ça reste cher car c'est rare, du moins cher et en modèle Telecaster car pas trop servi façon Keith Richard qui n'utilise que 5 cordes, ben voui, il joue sans le mi grave le Keith, c'est pas que çà use les doigts mais comme il est un peu fainéant et que çà sonne bien depuis 40 ans, pourquoi changer...



Bon, ben là v'là ma recette de la bonne TELECASTER à la sauce ROSSI.
Avant tout pour la réalisation du tuning de la guitare, il faut être bricoleur et équipé d’un minimum de matériel (tournevis, fer à souder pour électronique, décapeur thermique, ponceuse électrique vibrante de type « mouse » BLACK & DECKER, perceuse électrique, mèches à bois, ciseaux à bois, DREMEL et ses accessoires avec meules, scie à métaux,  pinceaux, papier de verre).
Tu prends une SQUIER (peu importe la couleur) Telecaster modèle Affinity avec plaque blanche et manche en érable. Gage d’une certaine qualité minimum de fabrication, SQUIER est la sous marque de FENDER made in mangeur de riz, et la tu la cuisines façon ROSSI. Les achats sont loin d’être achevés car il faudra mettre sur votre liste des courses : 3 micros FENDER LACE SENSORS blancs (modèle gold bien que Rossi utilise un rouge et un bleu), un chevalet G&L (modèle pour ASAT), un inverseur à 5 positions (dont une dite du « missionnaire ») comme celui équipant les Stratocaster, une paire de STRAP LOCK, du vernis satiné polyuréthane (bloque le jaunissement du bois) coloré vert moyen (V33 vert vif 94) et un autre plus sombre.

Donc la Squier, tu vas la démonter totalement, mais avant cela, quelques repérages sont indispensables, et là, il faut jouer du pied à coulisse et de la règle ultra-millimètrée.
Donc examen de la bête pour mesurer la hauteur des cordes, par exemple à la 12è frette ou à la 21ème, la longueur des cordes du sillet jusqu’aux pontets du chevalet, les distances entre les pontets du chevalet et les bords de la caisse (coté manche et coté attache courroie). Ces quelques indications, indispensables au moment du remontage, sont à porter sur un papier que l’on évitera de jeter, donc on n’utilise pas de PQ ni de Post it, qui généralement finissent là où ils doivent finir avant que l’on en ai besoin.


Ensuite, armé d’une poignée de tournevis et d’un fer à souder, tu démontes tout : le manche de la caisse (après avoir viré les cordes d’origine qui seront à mettre à la poubelle) avec le repérage de la position des calles, la plaque blanche, le chevalet, le micro manche, la plaque support des potentiomètres, la plaque embase de jack, les attaches courroie. Pas besoin de démonter les mécaniques de la tête du manche, car je trouve celles d’origine assez fiable pour la tenue de l’accordage.

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Pour la prochaine phase, il faut s’équiper d’une bonne dose de courage, un minimum d’intelligence et 33 à 50cl de patience car vient le décapage de la caisse. J’ai essayé plusieurs techniques pour cela. Les produits chimiques décapants, bof, c’est long, çà pue, çà pique les mains, il faut plusieurs couches successives pour un résultat moyen donc c’est chiant. Le décapage mécanique avec des brosses nylon/carbure ou brosse de fils de laiton sur l’axe du mandrin d’une perceuse, mouais, il ne faut pas être pressé et résultat est moyen avec des risques de trop de décapage et l’entame de la caisse pour des futurs défauts de planimétrie en surface. Finalement, la méthode la plus radicale est le décapage thermique. Landru avait raison, rien ne vaut le thermique, mais il faut veiller au temps de cuisson… Donc ne pas insister lourdement avec son décapeur sur une zone au risque de brûler le bois de la caisse. Euh, précision, vous n’êtes pas obligé de décaper le dos de la caisse de la guitare, déjà une face et la tranche c’est chiant alors…

Viens ensuite la phase D&Co de la bête. Tu fais le fameux trou dans la caisse pour cela, une mèche à bois en diamètre 22mm est nécessaire. Pour le point précis où faire le trou, c’est d’abord le visionnage de plusieurs photos de la guitare originale, et ensuite l’utilisation exclusives d’unités de mesures pifométriques !!! On perce d’abord avec un diamètre plus petit (3mm par ex.) de part en part depuis la face de la caisse, tu finis avec la mèche de 22 encore depuis la face en prenant soin de ne pas traverser au risque d’éclats de bois au dos de la caisse, puis depuis le petit trou au dos, tu finis le perçage.
Il faut ensuite faire la défonce dans le corps de la caisse pour le micro central. Ensuite faire de même pour l’embase du chevalet G&L. C’est là où l’on voit l’importance des notes et mesures prises précédemment pour le bon positionnement du chevalet. Ces défonces sont réalisées à la perceuse électrique et mèches à bois et pour finir, l’utilisation de ciseaux à bois fait le reste.


Maintenant, on va envoyer les couleurs !!! D’abord, il faut chercher un vernis couleurs (teinté dans la masse du vernis) s’approchant le plus de la teinte recherchée mais si possible plus clair comme indiqué dans ma liste des courses. Quelques essais préalables (avec temps de séchage) sur un support bois identique sont nécessaires pour trouver la teinte désirée. L’adjonction de quelques gouttes de vernis plus vert sombre ou noir seront les bienvenues.
Cà y est, je la tiens la teinte, alors au pinceau à brosse plate, tu appliques le vernis vert (cinq petites couches très fines avec ponçage au papier de verre entre chaque couche en grain de plus en plus fin). Pour la finition « vieillie » de la guitare, il faudra repasser au papier de verre, certaines parties de la caisse pour rendre visible le bois, surtout sur les bords de la caisse et aussi l’usure caractéristique entre le chevalet et la plaque des potentiomètres.
Pour le manche, j’ai aussi adopté un vernis transparent en 2 fines couches, car le manche d’origine Squier est livré presque brut. Mais avant cela, j’avais personnalisé le logo sur la tête du manche. Pour plus de détail, il faudra voir la photo pour les curieux.

Maintenant on va passer à la phase de pose des équipements. Là encore et au préalable, il faut prévoir une bonne dose d’intelligence et 50cl minimum de patience pour remonter le tout. Commençons par le plus simple, la repose de l’embase de fiche « Jack », 4 visses et le tour est joué. Coté micros, après avoir tracé la position du micro central, tu perces la plaque blanche, en s’assurant que le micro sera au centre entre les deux autres micros et en face de la défonce de la caisse. Pour cela, ma petite DREMEL et ses petites meules m’ont été d’une grande aide pour ce genre de travail de précision. Faire ensuite deux petit trous pour les visses de fixation du micro et poser le micro central sur la plaque. Pour le micro manche, là encore la DREMEL est utile car le micro Lace Sensor est légèrement plus large que celui d’origine Squier. Pour la partie micro chevalet, il faut retirer celui d’origine. Couper-scier la pièce chevalet pour ne garder que la partie support du micro. Cette pièce de métal chromé devra faire 57 mm après découpe. Pour la pose du micro Lace Sensors, il faudra développer un peu d’ingéniosité. En effet, les micros pour Telecaster sont maintenus par 3 visses sur les cotés alors que ceux pour Strato sont maintenus par 2 visses aux extrémités haute et basse. J’ai donc pour cela, modifié la plaque en la coupant et en réalisant avec de la soudure des zones de fixation pour le micro (voir photo du détail).


Ensuite, il faut retirer l’inverseur de micro de la plaque support, et visser le nouveau sélecteur à 5 positions. Je n’ai pas changé les potentiomètres de volume et tonalité, attendant qu’il rendent l’âme un jour. Mais si tu souhaites le faire, l’échange standard est possible en prenant pour le volume du 250 K A logarithmique et pour la tonalité, du 250 K B linéaire.
Ensuite, en respectant le plan de câblage FENDER fourni avec les micros, l’opération de soudure des câbles de micro sur les points de contact de l’inverseur à 5 positions. Puis la soudure du câble entre l’inverseur et le potentiomètre de volume et le câble entre le jack et le potard de volume.
Ces opérations de soudures terminées, on peut donc visser la plaque blanche et la plaque métal chromée supports des micros, ainsi que la plaque support des potards et du sélecteur sur la caisse.

 

Ensuite viens le travail de précision chirurgicale. Là on laisse tomber les 50 cl de patience ou tout autre liquide alcoolisé. On va commencer par la repose du manche sur le corps de la caisse. Vous aviez peut être remarqué la présence de petites calles bois ou plastiques interposées entre le corps et la base du manche lors de la dépose. Et bien, il va falloir les remettre précisément là où elles étaient. Pour les puristes qui souhaiterait une hauteur de cordes à la Stevie VAI, c’est à vous de voir pour en ajouter, des calles, mais je QUOnseillerai plutôt d’apporter sa gratte une fois finie chez un luthier pour cette opération spéciale. Cà y est, vous avez fermement refixé le manche avec les 4 visses… Ah, on n’a jamais été aussi près de la fin.

Il reste à poser le fameux cordier G&L. On peut se demander pourquoi ROSSI après toutes ces années en est venu à ce modèle de cordier. Question QUOnfort, c’est plus agréable sous la main droite que le chevalet Telecaster, c’est certain. Il procure aussi un meilleur sustain, sa grande masse métallique et l’embase s’incrustant dans la caisse n’y sont pas étrangères et les vibrations sont mieux transmises au corps. Donc la feuille de papier avec ses notes est très utile pour la suite, car il faudra fixer le chevalet en respectant la longueur de corde sillet-chevalet comme à l’origine. Cinq visses de fixation plus loin et trente heures de boulot , vous voilà comblés, l’objet précieux devant vos yeux ébahis.

Opération finale, la pose des nouvelles cordes, l’accordage et là, c'est l'extase, le look et le son de ROSSI en copier-coller.
Un petit ajustage des pontets du cordier peut s’avérer nécessaire pour la finesse des réglages de hauteurs et longueurs de cordes. Pour les fainéants, aller chez le luthier. 
Maintenant pour faire plus vrai, tu fais tomber la gratte plusieurs fois sur la tranche pour les éclats (je plaisante).

http://img320.imageshack.us/img320/954/dsc00113a6id.th.jpg

La Télécaster de Frame Himself !


La mienne était tellement réussie que Vincent m'en a demandé une, qu'il a pu inaugurer lors de la 1ère QUO Party en 2004 à "La belle anglaise".
Je dois avouer que c'est ma gratte préférée même si j'ai aussi un faible pour l'Epiphone Les Paul Gold Top, et ma SG customisée...
 

A votre disposition pour toute question non éliminatoire...

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Suite..le son !

Francis Rossi aka Frame or the Gomor Rick Parfitt aka The Womor Alan Lancaster aka "Nuff" John Coghlan aka "Spud" Roy Lynes Andrew Bown Pete Kircher Matt Letley John "Rhino" Edwards Jeff Rich Bob Young Leon Cave the new boy 2013 Paul Hirsh