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Londres – St Lukes – 15 Septembre 2010 - Gig Francis Rossi

 

C’est en solitaire que je me suis rendu à Londres pour assister au concert de Sir Francis Rossi en l’église St Lukes ce mercredi 15 septembre. Pour des raisons diverses, mes habituels comparses de virée ne purent m’accompagner. Arrivée à St Pancras en début d’après-midi, je retrouve Helen dans le tube direction l’Ibis ExCel dans le nouveau quartier des docklands, presqu’en face de l’O2.

Après avoir revêtu une tenue « QuoFrance » (polo et coupe-vent malgré la douceur inhabituel du climat pour une mi-septembre), direction Old Street . Un premier passage devant l’église St Lukes pour voir qu’à cette heure il n’y a pas encore foule. Direction le premier pub pour y retrouver Kim, the Queen of Quo et son ami James. Quelques fans sont attablés, on en reconnaît, ce sont souvent les mêmes un peu partout. D’Allemagne, de Scandinavie. Vers 18 heures, nous retournons vers St Lukes et la queue ne s’est pas vraiment allongée.

Après avoir patienté une petite heure, deux sympathiques assistantes arrivent avec un listing à la main pour valider les « admissions » (un simple mail de confirmation du QuoShop en guise de ticket). On nous remet un bracelet et muni de ce précieux sésame, nous pénétrons religieusement et sans courir ( !) dans la salle, une église effectivement mais qui n’a plus que les murs pour rappeler son ancienne fonction.

Pour le reste, c’est plus grand que ce que j’avais imaginé et je pense que 400 personnes auraient pu largement remplir le parterre. Une petite scène a été monté et c’est contre la barrière que nous assisterons au concert (et tant pis pour mon mètre 91 qui a du en gêner plus d’un derrière moi…). J’ai posé mon coupe-vent sur la barrière, carte de France « Tournée 2008 » bien en évidence. The North entre en piste pour la première partie et c’est une bonne surprise. Bernadette, fille de…, a hérité d’un certain talent, côté chant et jeu de scène. Le groupe exécute un rock sans grande surprise mais efficace. La reprise d’In My Chair finira par convaincre les plus sceptiques, mais il n’y en avait guère dans la salle. A 20h30 pétantes, le Francis Rossi Band déboule. Caroline, version shuffle, personnellement j’adore ! Freddie prend le premier solo, puis Francis, puis Nicholas. La présence de 2 guitaristes autour du maître donne une tonalité très rock et permet à Francis de se concentrer sur ses soli.

Ils enchaînent avec Claudie, première extase ! Claudie, un truc que tout fan du Quo qui se respecte rêve d’entendre live. Enfin, certains parmi les plus vieux doivent se rappeler qu’ils l’ont joué en 1975, mais j’étais juste un peu trop jeune à l’époque. Et même si ce n’est pas Status Quo qui est sur la scène, ça le fait quand même. Francis s’applique sur ce merveilleux solo tout en rythme. All We Really Gonna Do, un très bon titre de Rock Till You Drop, complète cette entrée en matière très Quo. Premier speech (je ne sais pas si tout sera gardé sur le DVD mais ses interventions furent très longues…). You’ll Come Round, encore du Quo ! et du bon. Puis vient le premier morceau de son album solo, Crazy For You, sur lequel il commence à oublier les paroles (We’ll have to do this again…), défaut qui se confirmera tout au long du set. Dommage pour un enregistrement public (et je doute qu’il fasse des overdubs de vocaux.)


Après un Old Time Rock’n’Roll pour relancer la machine viennent deux nouveaux morceaux : Strike Like Lightening et Tallulah’s Waiting. Trois choristes assurent les backing vocals, permettant à Francis de souffler un peu sur certaines parties un peu difficiles vocalement, car contrairement à « son autre job », il assure seul, soutenu par son fils Nicholas, dont la voix rappelle parfois celle de son père.

Le concert est filmée par 8 caméras, dont deux de chaque côté de la scène, deux au fond de la salle, une qui se balade sur scène plus une sur une grue articulée au dessus de public. Tongue Tied, Blessed Are the Meeks, My Little Heartbreaker, Electric Arena (et ses soli sur lequel il se lâche enfin…). Francis est allé chercher des titres  méconnus et rarement (voir jamais) joués sur scène et on le sent pleinement heureux de faire partager son plaisir de jouer ces morceaux, loin de la routine du Quo. Alors on accepte même avec joie d’écouter Margarita Time. Le set s’achève sur un nouveau trio de morceaux du Quo, en crescendo : Digging Burt Bacharach, un superbe Twenty Wild Horses et un non moins fantastique Can’t Give You More (une de mes all time favorites). Court intermède pendant lequel la salle s’époumone (Ros-si ! Ros-si !). Rappel court mais c’est Don’t Waste My Time alors on y va à fond ! Je tente en vain d’appeler Bruno sur mon portable (putain de préfixe international !)… Descente au stand merchandising, une petite dédicace de la charmante Bernadette mais déjà le personnel nous pousse gentiment dehors. Où il fait toujours un temps très doux, retour vers le pub déjà visité à l’aller. Mais là aussi, passé onze heures, on ne sert pas les nouveaux clients et on fait comprendre à ceux qui sont assis qu’il va falloir songer à partir. Bon, OK ! De toute façon la journée a été assez longue et riche en émotion, so, back to the hotel.


Que peut-on faire à Londres quand on a une demi-journée  à attendre avant de reprendre l’Eurostar ? Faire du shopping, aller visiter un truc ? Et pourquoi pas aller enfin voir à quoi ressemble Abbey Road ? Good idea ! me dit Helen. Après un bon breakfast, direction le tube et la Jubilee Line, descente à St John’s Wood. Juste à la sortie du métro se trouve une minuscule boutique, le Beatles Coffee Shop, qui offre, outre le café, des souvenirs labellisés Beatles. On s’y arrêtera au retour. En attendant on descend Grove End Road pour atteindre le fameux passage piéton immortalisé sur la pochette d’Abbey Road. Il y a un peu de monde, les gens traversent et se font photographier. On traverse à notre tour vers l’entrée des studios qui se trouve juste en face. Il y a une caméra qui filme 24h/24h le plus célèbre passage piéton au monde (www.abbeyroad.com/visit/). Les dernières 24 heures y sont enregistrées. J’y suis allé le lendemain et j’ai pu visionner les quelques minutes que nous avons passé là. Helen me prend en train de traverser, pas facile, la circulation est intense et les piétons nombreux. Je prend à mon tour Helen qui enlève même ses chaussures tel McCartney ! A quelques encablures de là, Helen m’emmène voir la maison que possède encore Paul et qu’il habitait lorsqu’ils enregistraient aux studios Abbey Road (c’est à dire presque tout le temps entre 1967 et 1970). Après l’achat de quelques souvenirs, retour métro : nous nous séparons, moi direction St Pancras et Helen vers Stansted via Liverpool Street. Alors que l’Eurostar quitte la banlieue londonienne, quelques gouttes de pluie s’abattent sur les vitres du train. Enfin !

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Francis Rossi aka Frame or the Gomor Rick Parfitt aka The Womor Alan Lancaster aka "Nuff" John Coghlan aka "Spud" Roy Lynes Andrew Bown Pete Kircher Matt Letley John "Rhino" Edwards Jeff Rich Bob Young Leon Cave the new boy 2013 Paul Hirsh