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Témoignages du Grand sifflet

La Quo Party 2007

(compte-rendu rédigé en grande partie dans le train back home, In Your Garden à fond dans le casque…)

Samedi 2 juin matin
7h00. Pas besoin de réveil. La tension est bien là, et la nuit fut courte. Dernière vérification, j’ai bien tout, mes t-shirts, mon beau polo QuoFrance, ma pochette d’On The Level, of course…
TGV 8h3O, il fait beau tout va bien, la journée s‘annonce belle. Je me regarde le DVD Just Doin’ It, juste histoire de passer le temps, mais ma tête est ailleurs… Je me mets à réaliser que je vais revoir John Coghlan plus de 25 ans après sa dernière tournée en France, ce Never Too Late tour qui le vit jouer 8 jours après l’élection de Mitterrand (autre temps…) à l’Hippodrome de Paris. J’ai plus en mémoire mon premier concert deux ans plus tôt sous ce même chapiteau où j’avais récupéré une baguette de John… perdue depuis. Sinon probable que je l’aurai emmené aussi. 11 heures, j’pense à mes 4 potes qui doivent être au RDV de la porte Dorée. Petit SMS pour leur dire que tout va bien, je serai à l’heure à Roissy. Et je le fus…pour découvrir qu’ils sont venus tous les 4 pour m’accueillir… Sympa…sauf le quart d’heure de marche pour rejoindre le parking… Allez, c’est parti, cap au nord. Pas pour longtemps puisqu’on a RDV avec Frenchy sur la première aire d’autoroute. Il est là, le bougre… Il est presque une heure, alors direction le self pour se caler quelque chose dans l’estomac. Puis on remonte dans le char de Philippe, laissant Donald Duck tenir compagnie à Frenchy. On se met le nouveau Predatür à un volume conséquent, une première écoute pour la plupart. On écoute ça presque religieusement, enfin à part les « putain, c’est bon… » qui ponctuent régulièrement la fin de chaque morceau…
Cela nous amène presque à destination. Petit crochet par le centre d’Hénin-Beaumont pour des cigarettes, on s’arrête au Week-end pour un petit café, euh non en fait une première petite bière, il est temps de s’y mettre. Où l’on rencontre un beau spécimen de gars de ch’nord.

On y est ! Bon on va pas affoler le grand patron, alors direction le Novotel, bien calme. Melle est déjà là avec le sus-nommé Bruno et quelques anglais. Tout le monde arrive progressivement, chaque entrée est ponctuée de chaleureuses embrassades et poignées de main. C’est ça aussi l’Asso QuoFrance, le plaisir immense que l’on a à se retrouver, même si ce n’est qu’une fois par an pour certains. L’heure du briefing arrive et Daffy enfile en toute modestie son costume de chef pour la répartition des rôles dévolus à chacun. L’Gourou est déjà un peu perdu, mais chacun prend au sérieux ce qu’il a à faire : le principal étant d’éviter la resquille à l’entrée, afin de faire rentrer un maximum d’argent dans la caisse de l’association. Le timing est parfait, Bruno nous appelle pour passer à table. Se rassasier pour tenir toute la soirée, et profiter de la table pour des discussions qui, si elles n’atteignent pas des sommets philosophiques, permettent bien souvent de se marrer franchement. Luc, alias Lucky, sort ses vieilles photos de concert et o miracle, il y en a de ce fameux Hippodrome de 79… Émotion…Les premiers à assurer les entrées à la salle nous quittent, le dessert bien vite avalé… Puis c’est l’heure du car pour Philippe et moi, rassembler nos ouailles, la plupart étrangères pour les emmener gentiment jusqu’à la salle. Nous étions 49, Gourou compris. Ce chiffre a une importance, comme nous le verrons plus tard. Bien que la salle soit située à moins de 10 kilomètres de l'hôtel, c’est par un dédale de bretelle d’autoroutes, de ronds-points et finalement de petites rues que nous arrivons au magnifique Espace Léon-Delfosse de Billy-Montigny. Nous avons la chance de connaître les lieux donc tout se met en place rapidement. On ne peut pas dire qu’il y ait encore foule mais cela se remplit doucement. Tof est déjà au merchandising avec son fils qui porte fièrement son t-shirt QuoFrance… On le rejoint et nous sommes vite mis à contribution. Certains se sont interrogés sur le « succès inattendu » du merchandising… moi je dis que quand on met 3 aussi beaux spécimens que Tof, Phsymol et moi à un tel poste, il n’y a pas à chercher plus loin l’explication… Surtout Phsymol qui sait s’y prendre pour flatter le client… Quelques personnes viennent également nous demander des infos sur l’association ou sur le site statusquo.fr…

Il est l’heure de Revival alors je lâche mes deux compagnons pour aller profiter du spectacle devant la scène… Et quel spectacle… Revival joue un set carré, puissant, plein de verve et d’enthousiasme. Ils connaissent leur CCR sur le bout des doigts et la set-list est un vrai juke-box de tubes bien souvent repris en chœur par le public, de Susie-Q à Proud Mary, jusqu’à un Rockin’ All Over The World chanté à tue-tête par la salle entière, même qu’ils ont l’air un peu étonné par tant d’enthousiasme !! J’ai toujours personnellement adoré Creedence et je trouve la filiation avec le Quo assez évidente…
Un court entracte je rejoins l’entrée, fais connaissance avec Chuck, tout juste arrivé de… Morlaix (bravo à toi d’avoir fait tout ce chemin…), puis je sors quelques instants pour discuter avec Dom et Laurent, et JM de System Quo, qui nous donne quelques nouvelles du groupe. Du coup je loupe le début du tirage au sort des places pour le concert de Status Quo à Lille, mais c’est pas grave, j’ai déjà ma place…
Ça y est, c’est l’heure… John Coghlan’s Band entre sur scène… Spinning Wheel Blues… C’est parti pour presque deux heures de Quo vintage, celui qu’ils aiment et qui a fait la réputation du groupe au début des années 70… Il n’y aura pas un titre postérieur à 76. Une majorité vient du trio Ma Kelly/Dog/Piledriver, avec des versions étonnantes de Lakky Lady, A Year, All The Reasons… Des titres jamais entendus sur scène… Unspoken Words, April, Spring, Summer & Wednesdays, dont Baz nous parlera plus tard à l’hôtel… Moment d’émotion particulière pour moi quand Nightride déboule. Je lâche tout et hurle les « you you you you move me ». Clin d’œil de l’Hirsute qui se tient sur le côté de la scène… John a toujours une sacré pêche malgré ses 60 ans… Il joue encore « lourd » même si parfois le tempo est un peu plus lent, comme sur Down Down ou Caroline… Concentré au début, avec son fameux air de celui qui ne sourit jamais, on le verra se détendre tout au long du concert pour finir par sourire à plusieurs reprises ou plaisanter avec les musiciens. Il y a bien quelques moments de flottement, comme juste avant Down Down, où John quitte la scène plusieurs minutes sans raison apparente (besoin de souffler un peu ?) mais dans l’ensemble il assure vraiment et les trois autres aussi. Ils jouent plus en retenue qu’avec Predatür, la vedette c’est bien John !! Il vient au micro nous dire combien il est heureux d’être là… D’aucuns trouvent qu’il se la pète un peu, surtout en dehors de scène, mais bon quoi, jouer la vedette doit lui rappeler ses années de gloire… Un grand Don’t Waste My Time dédié à notre président et ils s’éclipsent… Rappel, Rain, je rends le clin d’œil à l’Hirsute. Chacun la sienne, mon gars… Un Paper Plane pour faire décoller la salle et un Bye-Bye Johnny pour nous clouer le bec… Alors qu’on croit que c’est fini, John entame alors… un solo, chose qu’il n’a apparement plus faite depuis longtemps… Je n’ai jamais particulièrement apprécié les solos de batterie et celui-là ne dérogera pas à la règle… mais il nous permet de voir le bonhomme quelques minutes de plus et il a l’air d’être bien parti dans son trip… A la fin, grosse rigolade du groupe visiblement surpris par la tournure des évènements, on a droit à un petit rabe de Bye-Bye Johnny… puis l’homme descend de son estrade visiblement épuisé…


Je suis en nage et bien cassé, presque autant qu’après l’Olympia en octobre dernier… Je me suis é-cla-té ! Retour au merchandising déjà pris d’assaut par les clients… à la signature. John a promis de venir signer et chacun sort ses pochettes, ses bouquins, ses photos… Baz arrive je lui tends mon In Your Garden, puis c’est au tour de Mick et Pete, décontractés, abordables, des mecs en or, vraiment… John entame sa séance, j’envoie le Gourou au casse-pipe avec ma pochette d’On The Level et son single Down Down… On vend encore quelques polos, quelques Cds de Revival et de Predatür. On a une demi-heure de retard sur le planning mais ce n’est pas grave, plus rien n’est grave… Ça plane pour nous, les regards le disent bien… On rassemble les Predapotes pour une photo avec les 3 musiciens… Il est temps de rentrer, le car est là… Je compte… 49 lascars…ah oui, mais pas de Gourou… N’a fout’ comme dirait Frenchy, démarre Simone, on a le compte. Dégueulasse ? Pas vraiment, l’Gourou aura le privilège de rentrer à l’hôtel dans la voiture de John, presque sur les genoux de Jill, sa femme… C’est pas beau, ça ?? A l’hôtel, le bar est fermé, il est 2 heures et la plupart vont se coucher. Seule une poignée d’irréductibles squattent le salon… Bruno va chercher quelques bières pas fraiches dans sa chambre et démarre alors le moment le plus délicieux du week-end : la conversation avec Mick et Baz. Mick nous explique d’abord la génèse du JCB. L’envie de faire autre chose que ce que John fait avec State Of Quo au sein de John Coghlan’s Quo. Jouer des trucs que Status Quo n’a jamais joué live, des titres obscurs et magnifiques à leurs yeux.

Mick nous rappelle aussi que pour John (an old man now), la roue tourne et qu’il faut saisir cette chance d’entendre et de voir du early-Quo avant que tout cela ne soit que des souvenirs… Baz enchaine, nous parle du jeu de guitare de Francis sur April, Spring, Summer & Wednesdays, persuadé qu’il est qu’il a utilisé un bottleneck sur la version studio. De la difficulté de jouer et chanter en même temps sur Unspoken Words, sur le solo dont il connaît les notes mais dont il pense que Francis le joue totalement différemment… Ce gars-là est un passionné et l’écouter est fascinant. Je serai bien resté là à l’écouter, des questions me viennent même à l’esprit… Mais il est temps d’aller dormir. Philippe, le Gourou et moi retrouvons notre chambre commune… Comme il y avait finalement trois lits dans la chambre, j’ai droit, je ne sais pourquoi, au grand lit, laissant Phsymol martyriser les lattes du sien tandis que le Gourou est un peu plus bas sur le sol… Je pense avoir fait la bonne affaire, jusqu’à ce qu’un réacteur d’avion vienne me déchirer les tympans… Ah, non ce n’est que le Gourou qui s’est endormi en 5 minutes et en fait profiter tout le monde… Quelques minutes plus tard c’est au tour de Phsymol, pour la stéréo… J’ai mis une bonne heure à m’endormir et j’ai du participer aussi… Réveillé vers 8h, pas possible de se rendormir… J’attends sagement 9h30 pour aller prendre ma douche… Je descends avec Philippe pour le petit-déj, quelques uns sont déjà là, not’ président tout frais avec Mick et Baz… Puis John débarque et déjeune seul sur une table à côté. On évite de le regarder franchement, Bruno nous ayant sérieusement briefé : ce gars-là n’aime pas qu’on le regarde manger… Quelques délires avec Melle, le Gourou et Phsymol sur les bricks de jus d’orange Bopi made in Ploug… Plouguerneau ? Plougasnou ? Me souviens déjà plus… Débarquent les gros dormeurs (Daffy’s family, Dom&Laurent, Martine et Débo). Vu le peu d’abondance du buffet matinal, je pars chercher mes brioches vendéennes pour contenter les solides appétits… Puis c’est l’heure des au-revoirs, crochet par la chambre de l’Hirsute qui n’a pas terminé sa mise en plis et ne peut décemment pas recevoir le bas-peuple les cheveux mouillés… Quand enfin il apparaît, c’est pour une bise et puis c’est tout… Bye everybody… A l’année prochaine, ou bien en Octobre sur la tournée du Quo… Retour sur Paris avec Revival, ambiance calme, on est tous un peu fatigué… Encore quelques délires phsymolesques sur les parkings d’autoroute et la capitale est en vue…

Vivement la QuoParty 2008 !!

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Francis Rossi aka Frame or the Gomor Rick Parfitt aka The Womor Alan Lancaster aka "Nuff" John Coghlan aka "Spud" Roy Lynes Andrew Bown Pete Kircher Matt Letley John "Rhino" Edwards Jeff Rich Bob Young Leon Cave the new boy 2013 Paul Hirsh