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Interview du bassiste John "RHINO" Edwards

 

Intervieweur
Bonjour Rhino. Comment s’appelait votre premier groupe ?

RHINO
Mon premier groupe portait un joli nom : « Maniac Mouse ». Avant, je jouais avec des copains. Puis mon père est tombé sur une annonce qui recherchait un « guitariste de basse », comme il disait. Un jour, le club de scouts local avait organisé une audition. Je m’y suis présenté. Ils m’ont choisi. C’était génial car c’était la première fois que je jouais de la basse. J’ai appris plus tard que j’étais le seul à m’être présenté !
J’avais 17 ans. Ils en avaient 14 environ. À la fin des répétitions, ils me disaient : « Oh ! John. Tu pourrais aller là-bas (au coin de la salle de répétition), et nous jouer quelque chose ? » Et j’ai marché à chaque fois. Soudain, ils me jetaient dessus une trentaine de ballons de football aussi fort qu’ils pouvaient… Les vaches !
Ils ne m’ont jamais permis de m’asseoir devant dans la camionnette. J’ai rencontré par hasard le batteur il y a quelques années. Il m’a dit qu’ils avaient toujours pensé secrètement que j’étais vraiment, vraiment bon.
Depuis cette période, donc, j’ai continué de jouer dans des pubs, des clubs de travailleurs, des maisons de retraite, etc. Tout ce qu’on me proposait. Jusqu’au jour où je suis allé à une fête où j’ai rencontré Mike Paxman, que je connaissais très bien. Avec Judie, il avait l’argent nécessaire pour monter un groupe et on était tous les trois un peu comme des draps qui volent au gré du vent… Mike m’avait dit : « Si tu peux te rappeler de mon numéro – au fait, les gars, c’est le 9405-196 – je te donne le job ! » En fait, je mémorise très bien les numéros de téléphone. Mais Michael ne le savait pas. Alors je l’ai appelé, et je lui ai dit : « Salut ! C’est ton nouveau bassiste. » C’est ainsi que tout a commencé. J’ai joué avec Judie pendant 6 années fantastiques. Je pense avoir joué pendant cette période quelques-uns de mes meilleurs morceaux, avec des musiciens, des amis et un groupe absolument formidables. En fait, cette interview se déroule dans la maison même de Judie Tzuke. C’est pour dire !

Intervieweur
Effectivement ! La maison rose de Judie Tzuke et des Big Ocean Studios. Parlez-moi un peu des Dexys Midnight Runners.

RHINO
Dexys était incroyable. J’avais rendez-vous avec un responsable d’une maison de disques et, étant très tête en l’air, je me suis rendu compte que j’avais oublié ma démo chez moi. En arrivant, le téléphone a sonné et mon interlocuteur m’a informé qu’il m’appelait de la part des Dexys Midnight Runners et que je leur avais été recommandé comme bassiste. J’ai passé une audition l’après-midi même ! En fait, j’ai rejoint le groupe une dizaine de minutes après m’être présenté à l’audition.
Ils m’ont montré une chanson et je l’ai interprétée en y apportant ma touche personnelle ! Ils m’ont demandé pourquoi ? Pourquoi j’ajoutais toutes ces petites notes ? Ils m’ont demandé de me contenter d’interpréter le morceau ! J’ai répondu : « Oh, ok ». J’ai alors joué la chanson. Et ça a été génial. Encore une fois, j’ai passé un moment inoubliable. J’ai vraiment eu beaucoup de chance. On a fait 2 ou 3 tournées américaines. C’est surprenant, le public était plus nombreux avant le succès de « Come on Eileen », qui s’est classé en tête des charts. C’est vraiment bizarre ! Lors de l’une de ces tournées, j’ai assisté à l’un des meilleurs concerts de ma vie, celui de James Brown, au Beacon Theatre de New York.

Intervieweur
J’ai entendu dire que vous avez écrit une chanson pour Manchester United ?

RHINO
Manchester United ? C’est vrai. David Walker J’ai joué un rôle assez secondaire dans cette histoire. Notre manager nous a contactés pour nous informer qu’il avait signé un contrat avec Manchester United pour que ses joueurs enregistrent une de nos chansons, intitulée « Burning Bridges ». On devait en réécrire les paroles pour le lendemain. Ce qu’on a fait. Ensuite, on a enregistré la backing track avec… comment dire… quelques « repères vocaux » à l’attention des joueurs. On est ensuite allés à Manchester et les joueurs sont venus après l’entraînement. Ils ont procédé à l’enregistrement devant la caméra, tant bien que mal. Dans l’ensemble, l’expérience a été enrichissante car je suis un fan de Manchester United. À leur arrivée, Peter Schmeichel, Michael m’a dit : « Salut mon gars, comment ça va ? » Roy Keane ressemblait à un nain de jardin - mais je ne risquais pas de le lui dire en face. Denis Irwin… bref, il y avait plein de joueurs. Ils se sont bien amusés ! Numéro 1 pendant 3 semaines.

Intervieweur
Numéro 1 pendant 3 semaines et enregistré aux Big Ocean Studios où on se trouve aujourd’hui. Rhino, parlez-moi un peu de Status Quo.

RHINO
Ça fait aujourd’hui 26 ans que je fais partie de Status Quo. 26 années vraiment inoubliables.

Intervieweur
Des années vraiment inoubliables avec Status Quo. Dites-moi, Rhino, vous n’êtes pas encore sourd ?

RHINO
Si je suis sourd ? Quoi ? Non, pas encore. Mais mon ouïe n’est pas excellente. Encore une chose que je dois à Judie Tzuke : Jeff Rich – merci Jeff, le batteur.

Intervieweur
Rhino, quand êtes-vous venu aux Bermudes ? Je crois que c’était au milieu des années 80, non ?

RHINO
Je suis venu aux Bermudes pour la première fois en 1984, avec le groupe Climax Blues Band, à qui on doit des tubes légendaires comme « Couldn’t get it right ». Le groupe avait décroché un contrat aux Bermudes, au « Clayhouse Inn ». J’y ai rencontré un gars appelé Mister Choy Aming. Je m’en souviendrai toujours car il y avait un groupe local qui nous soutenait. Il nous annonçait en disant « Mesdames et messieurs, voici venue l’heure des stars ! » On sautait alors sur scène. Je me suis beaucoup amusé pendant cette période. On y est restés 5 ou 6 jours. Alors, comme vous pouvez l’imaginer, j’ai sillonné toute l’île. Les plages étaient magnifiques et les gens, très sympas. Ensuite, j’y ai rencontré Tony Brannon – toujours le réseau de Judie Tzuke. Donc j’ai rencontré Tony, qui avait un club, le « 40 Thieves », à Hamilton. Il m’avait raconté qu’il voulait monter un groupe pour aller y jouer pendant un mois. J’ai accepté et Judie aussi.

Intervieweur
Judie a effectivement accepté. Et c’est ainsi que moi, Tony Brannon, je peux vous parler en ce moment. Rhino, parlez-moi un peu de ce qui s’est passé aux Bermudes et de l’aventure Live Aid.

RHINO
Le Live Aid s’est monté pendant qu’on occupait la scène du « 40 Thieves ». Il a été organisé très vite. Deux membres de mon groupe ont été sollicités par les Boomtown Rats, je crois, et Duran Duran… Non, en fait les Boomtown Rats et Queen ! Jim Beach, qui était un parfait gentleman, et le manager de Queen, a envoyé les deux gars me chercher pour nous rendre aux Bermudas pendant deux semaines, ce qui était super sympa. J’ai gagné plein d’argent.
Qui c’était ? C’était Spike Edney, clavier de Queen, et Andy Hamilton, qui est toujours présent dans le circuit, avec George Michael et Duran Duran. En fait, je joue avec lui dans un pub dans une quinzaine de jours.

Intervieweur
Qu’est-ce que vous aimez aux Bermudes, Rhino ?

RHINO
Je crois que c’est l’ambiance, à la fois super relax et pourtant très british. Tout le monde semble s’entendre vraiment bien. Super relax. Ça me faisait de la peine de voir tous les jours autant de grenouilles des bois écrasées sur la route. J’aimais aussi la nourriture. Le poisson était délicieux.

Intervieweur
Le poisson est effectivement excellent aux Bermudes. Je crois que c’est une des spécialités les plus célèbres des Bermudes. Dites-moi Rhino, pourquoi avez-vous enregistré « Come Together » ?

RHINO
Premièrement, on me l’a demandé. Deuxièmement, « Abbey Road » est un de mes albums préférés. En fait, « Revolver » et « Abbey Road » sont mes deux albums favoris des Beatles. Alors, j’aurais enregistré avec joie n’importe quel titre qui y figurerait. C’est probablement la seule chanson à laquelle ma voix… si on peut dire… convient, car ma voix peut être considérée comme un goût acquis.

Intervieweur
Rhino, que représente les Beatles pour vous ?

RHINO
C’est véritablement la bande originale de mon enfance. Ainsi que de nombreux autres titres des années 60. Mais ce sont vraiment les chansons des Beatles qu’on attendait de découvrir avec impatience. Je me rappelle même les endroits précis où j’ai écouté les disques. Et je me rappelle aussi avoir écouté « Revolution » pour la première fois avec ma première petite amie. Cette expérience m’avait bouleversé. Je parle du disque ! Ha ha ha !. Lennon était un génie. Je me demande encore comment quelqu’un a pu écrire une merveille comme « I am the Walrus » ! Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir écrire une chanson pareille. Et les paroles de « Come Together » !
(Lecture de « Come Together » jusqu’à la fin de la vidéo)

 

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Francis Rossi aka Frame or the Gomor Rick Parfitt aka The Womor Alan Lancaster aka "Nuff" John Coghlan aka "Spud" Roy Lynes Andrew Bown Pete Kircher Matt Letley John "Rhino" Edwards Jeff Rich Bob Young Leon Cave the new boy 2013 Paul Hirsh